samedi 31 décembre 2011

La prochaine année sera...

Depuis un peu plus d'un an, je tiens un journal créatif. Qui m'aide à libérer mon esprit de mes préoccupations, à mieux cibler mes buts et aspirations, à mettre en images, dessins et mots ce que je ressens. Alors qu'adolescente,  j'écrivais fidèlement mes états d'âme dans un cahier, ce médium me rejoignait moins maintenant que je passe une bonne partie de mon temps à écrire. J'avais besoin de m'exprimer autrement.

Voici celui que j'ai fait aujourd'hui, sur ma vision de 2012. Comment je la souhaite dans ma vie.


Et vous, comment voyez-vous cette nouvelle année qui s'amorce? De quoi souhaitez-vous la composer?

vendredi 23 décembre 2011

Joyeuses Fêtes!

À tous, je vous souhaite un temps des fêtes des plus doux, des plus heureux, rempli de moments de bonheur!

Ici au menu, repos, bon temps en famille, lecture et écriture!

À 2012!

samedi 10 décembre 2011

Le bleu de l'espoir

Il y a quelques semaines, l'auteur Robert Blake, sachant que j'enseignais en éducation spécialisée, m'a proposé de découvrir son livre Le bleu de l'espoir, publié aux éditions du 9e jour, qu'il résume ainsi:

"Le bleu de l'espoir est la rencontre entre un marchant de bleu qui offre sa couleur préférée aux gens et une jeune enfant dont le corps est parsemé de bleus. Le marchand prend alors conscience, pour la première fois de sa vie, qu'il y a des bleus tristes qui font mal. Heureusement, il redonne le sourire à l'enfant en lui présentant une série de beaux bleus, dont le bleu du ciel, celui des mers et des océans, et surtout en lui offrant le bleu de l'espoir."

Ce livre, magnifiquement illustré par Josée Gauthier, nous fait passer par toute une gamme d'émotions. De courtes phrases, des rimes qui donnent un rythme au récit et qui en disent tellement long sur la souffrance de ces enfants porteurs de "bleus tristes". Dans la deuxième partie, le marchand de bleu prend la parole pour redonner l'espoir à cette enfant qu'il a rencontrée, en lui faisant découvrir des bleus porteurs de petits bonheurs.


Malgré que le sujet traité soit à la fois triste et délicat, Robert Blake sait habilement manier les mots afin qu'ils laissent place à des réflexions, des questionnements. La douceur et la subtilité des illustrations ajoutent un "plus" au livre et susciteront assurément des discussions entre les adultes et les enfants qui le découvriront ensemble. Bref, un conte philosophique des plus intéressants à utiliser en intervention avec des enfants.

mardi 29 novembre 2011

Allégories-réalité

Le travail que fait les allégories est subtil. Face à une difficulté, on choisit une histoire, on la lit à l'enfant et son inconscient absorbera tout doucement l'équation "problème - solution possible". On ouvre à l'enfant une porte vers des pistes de réflexion qui l'amèneront à mieux faire face à cette difficulté.

Mais quand on est une maman qui écrit des allégories, les petits mousses de la maisonnée ont bien compris, consciemment, le rôle de ces contes thérapeutiques. Alors dès qu'une difficulté survient dans notre quotidien, invariablement, dans les solutions que mes enfants entrevoient, il y a : "composer une histoire" sur ce défi.

C'est ainsi qu'est née "Tulipe, la petite taupe qui ne voyait pas bien" et "Amila, le petit arbre qui ne pouvait pas voler", qui se retrouve dans la première partie de mon livre.

Il est certain alors que lorsqu'on choisit ce moyen, les enfants sont bien conscients qu'on écrit une "histoire pour aider", mais je trouve l'exercice tout de même très intéressant, de discuter avec eux pour cibler les émotions qu'ils croient que le personnage a ressenti, ou encore pour entrevoir des pistes de solutions. Je suis certaine que même si tout se passe à un niveau conscient, le travail de l'allégorie fait son chemin. Et ça fait des petits miracles je peux vous le dire!

Dans les dernières semaines, deux défis se sont présentés sur la route de mes enfants. Ma fille, de 8 ans et demi, qui vit les premiers signes de la pré-puberté avec circonspection. Et mon fils, qui présente de façon un peu plus intense des épisodes de somnambulisme.

Choupinette a proposé elle-même une histoire sur le sujet.

Quant à Petit Loup, c'est une intervenante consultée ce matin sur le sujet qui m'y a fait pensé.

Nous avons donc donné naissance ce soir à deux petits personnages, pour qui nous développeront une belle aventure, tout doucement:

Océane et la nuit. L'histoire d'une petite opossum qui est allée se promener dans la forêt en plein hiver pendant que sa famille hibernait.

Et

Fanny, la petite fleur qui grandissait trop vite. L'histoire d'une jeune pousse insouciante qui a tout à coup découvert de drôles de bourgeons sur sa tige.

On a à peine eu le temps d'amorcer les histoires que déjà, les idées fusaient.

Avec Petit Loup
Moi: Océane se sent comment d'après toi?
Petit Loup: Elle a peur car elle ne reconnait plus sa forêt, elle est blanche et pas verte. Elle a froid aux pieds et se trouve loin de sa maman.

Avec Choupinette:
Moi: Qu'est-ce qui se passe quand Fanny découvre ses bourgeons?
Choupinette: Elle ne sait pas ce que c'est. Elle regarde les autres petites fleurs, et elles n'en ont pas. Elle se sent différente.

Alors, vous saisissez un peu mieux la magie des allégories?

lundi 21 novembre 2011

Terminé le Salon du livre. À l'an prochain!

De belles rencontres avec des lecteurs qui viennent nous témoigner de l'appréciation de notre livre ou qui s'apprêtent à le découvrir.

Des jasettes inspirantes avec des auteurs talentueux durant nos pauses.

Des petits bouts de projets qui se dessinent entre deux dédicaces.

Quelques chouettes anecdotes à se raconter (une amie auteure a rencontré deux enfants qui portent les prénoms des héros de ses livres, en leur honneur, wow!).

Une belle pile de livres dans lesquels se plonger durant ces longs mois d'hiver.

Bref, un beau bain de foule qui nous grise et nous donne l'énergie de continuer à écrire.

C'est tout ça le Salon du livre, et même plus!

Merci à tous ceux que j'ai croisé. Et à l'an prochain!


vendredi 11 novembre 2011

Mon premier atelier sur les allégories

Aujourd'hui, c'était une première pour moi. Je donnais un atelier participatif de 3 heures sur "Comprendre et utiliser les allégories avec les enfants" dans le cadre du Congrès de l'Association d'éducation préscolaire du Québec.

J'étais quelque peu nerveuse de briser la glace. Car même si j'enseigne au collégial depuis quelques années déjà, je savais que je me retrouverais aujourd'hui devant des enseignantes et des intervenantes expérimentées. Lorsqu'elles participent à ce congrès, c'est pour en ressortir enrichies de nouveaux outils à explorer avec les enfants de leurs classes. Et je souhaitais que l'atelier soit à la hauteur de leur attentes.

Mon constat de cette journée: J'ai beaucoup aimé mon expérience. Ce fut mon premier atelier du genre, mais ce ne sera certainement pas le dernier!

J'ai passé l'après-midi avec une belle gang qui travaillé très fort à construire, en équipe, une allégorie sur un thème, une problématique proposée par une autre équipe. Résultat: De belles histoires créatives et touchantes, qui seront certainement utilisées auprès des enfants à qui elles enseignent.

Merci de votre belle participation les filles et au plaisir de se croiser au prochain congrès!

lundi 7 novembre 2011

Salon du livre de Montréal

Ça sera ma troisième expérience au Salon du livre de Montréal - une fois pour Naissances, un recueil collectif, une fois pour les 100 trucs pour les parents des tout-petits, co-écrit avec Sophie Rondeau - mais ça sera ma première expérience comme auteure solo d'un livre: Allégories pour les petits et grands défis de la vie.

Un livre qui m'habite depuis tellement longtemps, qui a pris des années à mûrir avant que je ne sois capable de me dire que oui, j'avais ce qu'il fallait pour le mettre sur papier. Et quelques années de plus avant de le voir devenir un "vrai" livre, publié.


Ça sera donc avec grand bonheur et une belle fébrilité que je foulerai le tapis du Salon du livre de Montréal cette année. Et ça sera assurément un plaisir de vous y rencontrer au stand des Éditions de Mortagne!

Pour connaître mes heures de présence au SLM, suivez ce lien.


Et pour les nouveaux lecteurs de mon blogue, voici quelques billets qui pourront vous aider à mieux me connaître.
Qu'est-ce qu'une allégorie?
Écrire pour aider
10 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les allégories

À bientôt!

samedi 29 octobre 2011

Hugo a peur de tout

Illustration: Nadia Berghella
J'adore le personnage de mon petit Hugo. Peut-être parce qu'il y a tellement de petits mousses qui me reviennent en tête quand je pense à lui. Cette histoire-là, c'est certainement celle qui m'a été inspirée par le plus d'enfants. Un beau mélange de plein de petites frimousses pour qui la peur prenait une trop grande place dans leur vie. Une peur que plusieurs adultes vivent aussi, moi y compris. Une peur qui paralyse, qui nous garde à l'écart, nous empêche d'oser. Et parfois, il suffit justement d'un adulte, qui ose parler de sa peur à un enfant, et de comment il l'a surmontée, pour donner le courage à un petit de foncer lui aussi vers ses rêves et ses désirs. Et vous, qui vous a aidé à surmonter vos peurs dans votre vie?

samedi 22 octobre 2011

Quand les Muses font des petits...

Je vous ai parlé en début de semaine de M comme Muses qui m'inspire à prendre du temps pour moi afin de laisser aller ma créativité.

Mais comment peut-on, dans notre quotidien surchargé, trouver du temps, à toutes les semaines, pour soi?

Une des façons que j'ai trouvée est d'intéresser mes enfants à ce que je fais. Oui, parfois, j'ai besoin d'être seule pour gribouiller, mais d'autres fois, c'est en famille qu'on le fait. 

Les enfants ont maintenant leur petite tablette à croquis, des pastels, des crayons bien à eux (pas touche aux miens, sauf exception!). Et on s'amuse à créer ensemble.

Quand je suis revenue de mon escapade créative, mes deux enfants sont tombés en amour avec le petit cahier que je m'étais confectionné durant le week-end. Et ils ont voulu faire le leur eux aussi.

Les voici donc en pleine action, heureux de créer eux aussi. Et fiers d'avoir un petit cahier maison qui n'a coûté qu'une grande feuille de papier à dessin et un peu de gouache. Décidément, les Muses font des petits!







lundi 17 octobre 2011

Oser sortir de sa zone de confort

J'ai toujours aimé créer. Je l'ai beaucoup fait par le biais de l'écriture. De la photo aussi.

Mais dessiner, peindre, bricoler, coller, découper? À part pour aider un enfant en difficulté durant mes années d'intervention ou me lâcher "lousse" un après-midi pluvieux avec mes enfants, non, jamais.

Ouvrir un petit cahier et griffonner des mots, j'ai toujours adoré! Mais y ajouter ensuite une touche personnelle au gré de mon inspiration avec de la couleur, des collages, des contrastes, je n'avais jamais osé.

Jusqu'à ce jour, il y a environ un an, où j'ai découvert M comme Muses par le biais de mon amie, Julie qui venait de parler sur son blogue d'un Petit pas des Muses qu'elle venait de faire.

Je me suis inscrite, curieuse et intriguée par ce cercle secret de privilégiées pleines de talent. Et je me suis laissée entraîner, tout doucement, à travers les petits pas des autres Muses.

Apprendre à s'offrir du temps, un espace pour créer. Se découvrir un peu plus soi-même à travers les pages qui se colorent au gré de nos humeurs, de nos joies, peines, fiertés et préoccupations. Lâcher-prise sur la performance, sur l'atteinte des résultats et profiter uniquement du bien-être que nous procurent ces petits moments "juste pour soi".

J'ai fait bien des petits pas depuis un an. Et un très gros en fin de semaine dernière. J'ai pris du temps pour moi. Pas 10 minutes à la sauvette, pas une petite heure une fois les enfants couchés. Deux jours. Deux jours à créer en toute liberté sans autre préoccupation que moi-même.

Je reviens de cette escapade créative remplie de ces belles rencontres avec d'autres, mais surtout avec moi-même, et avec un nouveau regard sur ma vie.

C'est promis, je récidiverai!

lundi 10 octobre 2011

La résilience, vous connaissez?

Boris Cirulnik, célèbre neurologue et psychiatre français, est l'une des premières personnes à parler du concept de résilience qu'il a défini comme étant "l'art de naviguer dans les torrents".

Malgré les recherches menées sur le sujet, personne ne peut déterminer avec précision pourquoi une personne a une capacité de résilience plus forte qu'une autre. Pourquoi certaines personnes sombrent plus facilement que d'autres face aux épreuves alors que d'autres en tirent une force hors du commun pour se relever et continuer leur route? Aucune étude n'a pu le prouver.

J'ai croisé, au fil de mes années d'intervention, bien des enfants qui avaient vécu des coups durs de la vie: violence ou abus, abandon, instabilité, et qui pourtant, avaient une force vitale indescriptible en eux. On sentait leur désir de vivre, de s'en sortir tellement fort.

Je côtoie aussi des amies qui ont vécu des épreuves très difficiles au cours des dernières années: séparation, décès d'un bébé, suicide du conjoint, maladie physique ou mentale, diagnostics qui tombent comme des tonnes de briques sur la tête de leurs enfants, et d'eux-mêmes par conséquent. Et qui ont fait preuve d'une capacité hors du commun à rebondir et aller de l'avant dans leur vie. On leur dit souvent qu'on les trouve fortes, bonnes. Et pourtant, elles ne vivent pas les embûches plus facilement que les autres. Elles semblent juste avoir une vision de la vie différente. Et elles suscitent souvent l'admiration des autres, moi la première.

Quel est le lien entre la résilience et les allégories me direz-vous? Les allégories sont pour moi un moyen de montrer aux enfants - et aux adultes - que pour chaque difficulté qui semble insurmontable, des solutions existent. Qu'il est possible que des petites pièces du casse-tête de notre vie éclatée se mettent tout doucement en place pour recréer une nouvelle vision de la vie.

C'est en pensant à toutes celles qui m'entourent et qui font preuve de résilience dans leur vie que j'ai écrit ce billet. Elles se reconnaîtront j'en suis certaine. Je tenais à vous dire que vous êtes inspirantes. Et vous m'aidez à voir la vie différemment. Merci d'être là dans ma vie!

Je termine sur une citation anonyme que j'adore...

"Life isn't about waiting for the storm to pass, it's about learning to dance in the rain".
(traduction libre: La vie ne consiste pas à attendre que l'orage passe, mais à apprendre à danser sous la pluie)

mercredi 5 octobre 2011

Béatrice voudrait une petite soeur

Illustration: Nadia Berghella 
J'ai envie de vous présenter un autre de mes personnages dont j'ai justement parlé aujourd'hui. Il s'agit de Béatrice, qui est bien malheureuse parce qu'elle aurait bien aimé avoir une petite soeur dans sa vie. "Même un petit frère taquin, comme Justin, celui de son amie Aurélie, aurait fait son bonheur, c'est dire!"

Une histoire où, comme bien des enfants -et des adultes, Béatrice voit l'herbe plus verte (ou plutôt l'eau plus bleue, c'est une baleine après tout) chez le voisin.

Une histoire où elle rêve de changer de vie avec son amie... pour finalement réaliser que sa vie à elle est aussi pleine de petits bonheurs qui font l'envie des autres.

Une histoire inspirée des filles uniques de deux amies. Une histoire que j'aime.

mardi 27 septembre 2011

Les chefs 2011 - Épisode 5

Eh oui, dernier épisode à suivre sur Le ciel est bleu, la mère est calme! C'est aujourd'hui que notre juge Geneviève O'Gleman dévoilera les gagnantes! Nous sommes toutes des gagnantes en bout de ligne, car comme on le dit souvent à nos enfants, l'important, c'est de participer! Et nous avons aussi beaucoup appris à travers cette aventure créative et gustative savoureuse.

C'est maintenant le temps de remercier... mes enfants et mon chum, qui ont été des goûteurs et testeurs hors-pairs de mes expérimentations culinaires, mes coéquipières: Bizz, Béka et Mamanbooh que j'ai appris à mieux connaître et de qui je retiens aussi de précieuses recettes à essayer. Julie, instigatrice et animatrice de ce défi pour son invitation et finalement Geneviève, notre juge, celle qui nous a appris à se surpasser!

Alors maintenant, éteignons les projecteurs (et la lampe du four)... et dégustons le résultat de mon dernier défi, un petit dessert simple à base de fruits, dont mes enfants raffolent et qui s'est mérité une mention spéciale pour son mélange de couleurs et de saveurs!


Salade de melons et petits fruits
(pour 2 adultes et 2 enfants)

½ melon (cantaloup, melon miel ou les deux mélangés, à votre goût)
½  tasse de bleuets
½ tasse de fraises (tranchées) ou framboises
½ tasse de jus d’orange
2 c. à table de jus de citron
2 c. à table de jus de lime
½ c. à thé de gingembre frais, râpé
1 c. à thé de miel

Couper les melons en cubes d’environ 1 pouce (ou les tailler avec la cuillère à melon) et les déposer dans un grand bol. Y ajouter les bleuets et les autres petits fruits.
Mélanger les jus de fruits, le gingembre et le miel dans un petit bol. Ajouter à la salade de fruits. Laisser reposer au moins 1 heure avant de déguster.

mardi 20 septembre 2011

Les chefs 2011 - Épisode 4

Déjà, le quatrième épisode de ce blogue-réalité!

Mes impressions jusqu'à présent dans mon aventure?

  • Les défis proposés sont stimulants et nous permettent de se "casser le coco" un peu pour penser ou repenser des recettes et les adapter aux goûts de notre famille. 
  • Les conseils de Geneviève sont toujours les bienvenus et nous aident à nous surpasser! 
  • C'est toujours un plaisir de découvrir les recettes de mes amies-blogueuses! De bonnes idées à retenir pour les soirées "pannes d'inspiration"!
Comme je suis une fille qui ne planifie pas beaucoup les repas à l'avance, ce défi me donne envie de repenser l'organisation de mon frigo et garde-manger pour avoir quelques incontournables qui me permettent d'improviser un repas de dernière minute. C'est déjà tout un pas pour moi qui me perd dans mes espaces de rangement-bouffe qui ont plus l'air de "tiroirs à tout mettre"!

Ne manquez pas notre dernier épisode et nos recettes de desserts fruités la semaine prochaine!


jeudi 15 septembre 2011

Profiter de l'expérience des autres...

Je me sens extrêmement choyée. Deux professeures de maternelle de longue date ont gracieusement accepté de regarder mon dernier manuscrit, un guide d'animation et d'intervention à utiliser avec des enfants de maternelle 4 et 5 ans.

J'ai reçu hier les commentaires de la première. De beaux mots qui me font comprendre que j'ai eu raison de penser à élaborer ce guide, mais surtout des commentaires pertinents, constructifs pour l'améliorer, le bonifier, l'adapter aux différentes réalités que vivent ces premiers enseignants que croisent nos petits mousses à leur entrée dans le grande monde de l'école.

J'ai beau avoir plus de 15 ans d'expérience en intervention, je n'ai jamais été professeure de maternelle. Et je voulais leur regard si pertinent sur ce guide. Car c'est tellement génial de pouvoir profiter de l'expérience des autres!

mardi 13 septembre 2011

Les chefs 2011 - Épisode 3

Ouf! Dire que j'ai trouvé la préparation de "ma petite entrée prête en 15 minutes" facile serait une utopie! Moi qui est tout sauf organisée dans une cuisine, j'ai trouvé le défi quelque peu difficile, mais tout de même stimulant!

Je sens la pression forte pour le troisième épisode où je devrais cuisiner un souper pâtes sèches et légumes du marché. Allez, venez vous amuser à suivre nos péripéties avant de tester ce grand classique de ma maisonnée que les enfants demandent encore et encore!

Boucles aux épinards et champignons gratinées
(pour 2 adultes et 2 enfants)

4 tasses de pâtes sèches (les boucles ont la cote chez nous pour cette recette)
1.c. à table d’huile (pour la cuisson des légumes)
4 tasses de bébés épinards frais
Une douzaine de champignons blancs
Sauce soya au goût
1 tasse de fromage râpé pour gratiner (emmenthal, cheddar, mozzarella, à vôtre goût!)

Faire cuire les pâtes selon les indications sur l’emballage
Pendant ce temps, chauffer l’huile dans un poêlon et faire ensuite revenir les champignons, puis après 2 minutes, ajouter les épinards. Réserver.
Égoutter les pâtes. Les remettre dans le chaudron. Y ajouter les légumes et remuer. Ajouter de la sauce soya, au goût.
Déposer le tout dans un plat allant au four. Garnir de fromage et mettre sous le grill du four 3 à 5 minutes, selon votre goût.

Dégustez!

samedi 10 septembre 2011

Une critique qui fait du bien... et un site très intéressant à découvrir!

Cette semaine, je suis tombée sur cette critique de mes "Allégories pour les petits et grands défis de la vie". Une critique qui m'a fait chaud au coeur, d'abord parce qu'elle décrit très bien mon livre, et aussi parce qu'elle souligne aussi l'appréciation qu'on en fait dans l'intervention auprès des enfants. Car c'est d'abord ce qui m'a motivée à écrire ce recueil d'allégories: outiller les intervenants, enseignants, parents pour mieux aider les enfants.

Cela m'a permis par la même occasion de découvrir un site génial et rempli de matériel et d'outils didactiques pertinents pour les enseignants du préscolaire et du primaire. Un portail web élaboré par Mathieu Desrochers Morin, un jeune enseignant de 26 ans qui semble passionné par la profession qu'il a choisie, et qui avait le goût d'offrir à ses collègues un site gratuit de ressources entre enseignants. Allez y jeter un oeil, ça vaut le coup!

mardi 6 septembre 2011

Les chefs 2011 - Épisode 2

Ouf! Ce fut tout un défi que d'imaginer une entrée à la fois simple et savoureuse pour mes petits cocos affamés au retour de l'école. Il faut dire que la compétition était créative et originale! Et la présence de Geneviève O'Gleman, notre nutrionniste-juge un peu stressante!

Alors prêts pour le deuxième épisode où nous sommes tous en action et en création? Allez lire nos aventures palpitantes avant de savourer cette délicieuse recette que mes enfants ont bien aimée!

Brochettes de mini-tomates et bocconcini
(pour 4 personnes)


8 fromages bocconcinis (format cocktail)
2 c. à table de pesto maison (ou du marché)
12 tomates cerise
Mini-brochettes (20 cm)

Déposer les mini-bocconcinis dans un bol et ajouter le pesto. 
Remuer pour bien enrober les fromages et laisser reposer au moins 15 minutes au frigo.
Faire tremper les brochettes de bois durant ce temps.
Enfiler à tour de rôle une tomate cerise, un mini-bocconcini, tomate, bocconcini et tomate.

Dégustez!

vendredi 2 septembre 2011

Grand méchant Loup ou Petit Loup gentil?

Je discutais avec une grand-maman cet été qui me faisait remarquer que dans tous les contes où il y a un loup, ce dernier n'est ni gentil, ni empreint de bonnes intentions. Et c'est vrai. Pensons au Loup du Petit Chaperon Rouge, à celui des Trois Petits Cochons. Ils ne sont pas bien sympathiques. Le loup en fait, dans le conte traditionnel, représente le personnage sombre, celui qui nous fait retenir la morale de la fin de l'histoire. "Il ne faut pas faire confiance aux grands méchants loups" termine d'ailleurs l'une des nombreuses versions du Petit Chaperon Rouge.

Ludovic, vu par Nadia Berghella
Et pourtant, dans mes livres, j'ai deux petits loups très gentils. Ludovic, mon petit loup qui n'était jamais à l'heure. Son seul défaut, comme vous l'aurez compris, est d'avoir un petit peu de difficulté à se lever, s'habiller, manger et partir à temps pour l'école. Et un autre petit loup qui prend une grande place dans mon guide d'animation et d'intervention sur lequel je planche en ce moment. Pas de mauvaises intentions ici non plus. En fait, il est plutôt anxieux de vivre sa première rentrée à l'école.

Qui sait, peut-être est-ce mon fils, que j'appelle affectueusement "Petit Loup" depuis sa naissance, qui me donne le goût d'inventer des personnages de loups gentils?

mardi 30 août 2011

Une nouvelle aventure avec Les Chefs 2011!

Mon fils a un sixième sens. J'avais bien ri quand il avait vu ma bouille sur la quatrième couverture de mon livre et l'embrassait en criant: "Ma maman est une vedette!"

Et bien il avait raison. Au cours des prochaines semaines, je serai l'une des vedettes du blogue-réalité "Les Chefs 2011" animé par nulle autre que Julie du blogue Le ciel est bleu, la mère est calme avec la collaboration de Geneviève  O'Gleman, nutritionniste.

Comment je me sens à l'idée d'être sous les projecteurs? (ou plutôt sous la lampe du four!)

Fébrile, certainement. Un brin nerveuse de voir une nutritionniste se mettre le nez dans mes talents de cuisinière, assurément. Mais surtout bien excitée à l'idée de partager cette belle aventure avec d'autres blogueuses!

Alors, pour le prix que je gagnerai certainement un jour dans un Gala quelconque pour ma prestance remarquable dans ce blogue-réalité, je tiens tout de suite à remercier mes enfants, goûteurs officiels de mes expérimentations, mon...

Ah non, faut que j'attende d'avoir gagné le prix avant de faire mon discours? Zut! Le vedettariat m'a déjà monté à la tête. À moins que ce soit l'odeur de tous ces bons plats concoctés par mes copines-blogueuses!

Allez, hop, aux fourneaux!

vendredi 26 août 2011

Quels sont vos défis personnels?

On a tous des défis dans la vie.

Le mien, le plus grand, c'est de ne pas m'éparpiller dans les mille et un projets et les mille et unes envies qui m'habitent.
Petite Plume vue par Nadia Berghella

J'ai toujours plein d'idées qui mijotent dans ma tête.

Je voudrais tout voir, tout connaître, être de tout, partout et en tout temps! Je ne veux rien manquer et je me dis souvent que la vie est trop courte.

J'ai de la difficulté à m'arrêter, me poser, prendre du temps pour ne rien faire et juste admirer le paysage.

Et ma fille a hérité de moi. Heureusement ou malheureusement. Car bien que je trouve cette intensité souvent génératrice d'énergie, elle est aussi parfois, épuisante.

En ce temps de rentrée et de renouveau, quoi de mieux que de me replonger le nez dans l'histoire de Petite Plume, écrite pour ma fille qui me ressemble tant. Qui sait, le chemin parcouru par Petite Plume m'aidera peut-être à apprécier le temps qui passe sans tourbillon?

Et vous, quels sont vos défis au quotidien?


mardi 23 août 2011

Vive la rentrée!

J'adore l'énergie de la rentrée scolaire. Étant professeure et maman, je la vis deux fois plutôt qu'une.

Des étudiants tout sourire qui ont fait leur entrée au Cégep hier.

Mes enfants qui ont hâte de retrouver leurs copains.

Ma fille qui a hâte de savoir qui sera sa professeure.

Mon fils qui a hâte d'apprendre à lire et à écrire.

Moi qui ai hâte de me plonger dans un nouveau projet à la bibliothèque de l'école de mes enfants avec l'enseignante de fiston.

Et des projets d'écriture plein la tête!

Ça sera une belle année, je le sens!

samedi 13 août 2011

Je vous présente un autre de mes personnages...

Illustration de Nadia Berghella
Il s'agit de Coralie, la petite chèvre, qui vient de vivre le décès de son grand-papa et pour qui les promenades en montagne ne seront plus jamais les mêmes. Avec ses mots d'enfants, elle parle de sa peine, elle se questionne sur la mort. Et elle réalisera au fil de l'histoire que les souvenirs des bons moments eux, resteront toujours présents dans son coeur.

Cette histoire est inspirée de ma fille Ariane, qui a vécu le deuil de sa grand-maman  à 2 ans et demi et aussi de Félix, le fils d'une amie qui a perdu son grand-papa alors qu'il avait 6 ans. J'ai plongé dans la douleur et les questionnements que ces deux enfants ont pu vivre pour faire ressortir les émotions face au deuil.

Il y a quelques années, j'avais d'ailleurs écrit un texte sur le deuil d'un grand-parent sur Mamanpourlavie.com, mettant justement en lumière les deuils de Ariane et de Félix.

mercredi 10 août 2011

Je gère ma colère avec Grognon le Lion

©Éditions Midi-Trente
J'adore les outils visuels!

Je trouve que les images aident tellement les enfants à mieux comprendre ce qu'on attend d'eux.

Alors, je craque vraiment pour cette série de trois images cartonnées, colorées et peu coûteuses produites par les Éditions Midi-Trente.

Une maison d'édition jeune et dynamique à découvrir!

Et avec qui je travaille présentement avec bonheur sur un projet prévu pour le printemps 2012.

samedi 6 août 2011

Réflexions sur le doute... (et pourquoi c'est si agréable de vous lire!)

Le doute m'assaille. Encore une fois.

Ça fait au moins 20 fois que je relis cette histoire. Je l'ai tournée et retournée dans tous les sens. Elle est là où je voulais l'amener. Mais je doute encore. Peut-être que c'est à force de l'avoir trop relue finalement.

Je la laisse de côté et je me me plonge dans le premier jet de ma prochaine allégorie. J'ai eu un "flash", je sais quel personnage ce sera, je sais ce que je souhaite qu'il vive. J'écris quelques lignes, une dizaine au maximum. Puis je ferme mon document. Il faut que je laisse le temps à mon histoire de mûrir, quelques heures, parfois quelques jours. Il y a des histoires qui se pondent toutes seules et d'autres qui ont besoin d'une gestation un peu plus longue.

Puis je me remets à l'écriture. Mon histoire est courte. Souvent, je l'écris en un seul jet, ou presque. Mais comme pour la précédente, je la relis, révise, modifie, restructure plusieurs fois. Puis je doute... encore et encore.

Vous comprendrez mieux alors pourquoi c'est si important, si agréable pour moi de recevoir un petit mot de vous, qui vous êtes plongés à votre tour dans mes allégories. À chaque fois, c'est comme si on me redisait que j'ai réussi à aller là où je le voulais avec mes histoires. Que mes personnages ont transporté des enfants et, dans le cas des allégories, les ont peut-être aidés.

C'est pourquoi aussi j'écris beaucoup aux auteurs que je lis. Quand c'est possible de les rejoindre par courriel, médias sociaux ou autres.  Je n'écris pas un long roman bien sûr, je sais que certains doivent recevoir des tonnes de missives. Mais juste un petit mot pour leur dire mon appréciation de leur travail (car oui, c'est du boulot!), de leur plume, de l'univers et des personnages qu'ils ont su créer.

Parce que je connais ce doute. Un doute qui nous permet de nous dépasser. Mais qui est toujours présent, à chaque publication, à chaque fois qu'on sait que quelqu'un posera ses yeux sur une petite partie de soi.

mercredi 20 juillet 2011

10 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les "Allégories..."

1. La première allégorie de ce livre, "Pénélope et le vent" a été écrite en novembre 2005. Cette histoire est inspirée de ma fille Ariane qui avait bien de la difficulté à se «poser » quelque part, curieuse de vouloir tout voir, tout apprendre.


2. C'est mon amie et auteure Nadine Descheneaux qui m'a encouragée à envoyer mes trois premières histoires à des maisons d'édition en 2007. Elle a aussi été une lectrice assidue, une "testeuse" d’allégories avec ses propres enfants afin de vérifier leur niveau de compréhension. Bref, elle a été d’un grand support dans toute cette aventure et m'a donné l'énergie qu'il me fallait pour que je fonce.


3. Au départ, j’avais imaginé une petite série de livres, chacun abordant un thème différent. C'est lorsque l'idée d'un recueil a germé que la partie plus "pédagogique" s'est imposée d'elle-même. Ça en faisait ainsi un outil complet pour les parents et intervenants.


4. Le premier titre de mon livre était "Petites histoires pour devenir grand" mais malheureusement, quelqu'un avait eu cette magnifique idée avant moi. Maintenant, avec du recul, je n'imaginerais plus mon livre avec un autre titre que celui qu'il a. Il lui colle à la peau! 


5. La première version du recueil d'allégories comprenait 10 histoires. Lorsque les éditions de Mortagne m'ont dit qu'elles souhaiteraient que plus de sujets soient abordés, elles ont joyeusement rassemblé les mamans de l'équipe pour faire un "brainstorming" de suggestions de thèmes. Très apprécié!


6. C'est une amie, Anita Huber, qui a immortalisé ma binette pour la quatrième couverture. C'est aussi elle qui m'a suggéré d'écrire une allégorie sur une enfant, comme la sienne, qui devait accepter le fait qu'elle n'aurait pas de frère ou de soeur. Deux autres amies, une qui est enfant unique, une ayant une enfant unique, m'ont aussi aidée à trouver l'essence de ce qui allait devenir l'histoire de "Béatrice voudrait une petite soeur". 


7. Les deux histoires qui ont été les plus difficiles à écrire, puisqu'elles touchaient des thèmes plus délicats et sensibles, sont: "Thalia et ses deux châteaux" qui aborde la séparation des parents et la garde partagée et "Le grand-papa de Coralie est mort" qui aborde, bien entendu, le deuil d'un grand-parent. 


8. À l'instar des premiers personnages de Walt-Disney et de la collection de livres des amis de Gilda la Girafe (Lucie Papineau), les personnages de mes allégories portent tous des prénoms qui commencent par la même lettre que ce qu'ils sont, sauf un seul. Parce que mon fils tenait absolument à avoir une souris qui s'appelait Lili, la souris de mon histoire s'appelle Lili-Sophie, plutôt que le prénom Sophie prévu au départ. Eh oui, car la majorité des prénoms de mes personnages ont été trouvés par mes enfants. Qui se sont fait un immense plaisir de jouer avec les sons pour trouver un prénom qui commence par la bonne lettre pour chacun!


9. Dans les histoires de "Hugo a peur de tout" et "Luka "là-maintenant-tout-de-suite", je me suis amusée, en plus, à nommer les amis des personnages principaux avec des prénoms qui se terminaient par le même son que ce qu'ils sont (Myrtille la chenille, Manu la tortue, Djembé le chimpanzé). Je n'ai pas fait l'exercice pour toutes les histoires par contre. Mais celles-ci s'y prêtaient bien!


10. J'ai déjà des idées en tête pour un deuxième (et peut-être un troisième) livre d'allégories. Plein d'idées de thèmes pour faire un tome deux semblable au premier, mais une autre idée aussi qui irait dans un sens différent. Motus et bouche cousue pour le moment. Et... à suivre!

jeudi 7 juillet 2011

Écriture intensive et vacances!

Le blogue sera moins actif cet été, je termine mon quatrième manuscrit et le mois de vacances familiales commence demain.
Au plaisir de se retrouver en août!

Bon été!

mardi 21 juin 2011

Ovide: Un oeuf dans mon nid?

Ovide, vu par la plume
magique de Nadia Berghella

Voici un nouveau personnage de mon livre que je vous présente aujourd'hui. Celui d'Ovide. Un petit oiseau qui découvre un jour, dans son nid, un oeuf. Un oeuf qui prend beaucoup de place, et qui prend beaucoup du temps de maman Oiseau, qui doit le couver. Mais un oeuf qui l'intrigue aussi car on lui a dit que dedans se cachait un minuscule bébé oiseau...

Vous l'aurez deviné, cette histoire parle de l'arrivée d'un nouveau bébé dans la famille. De la peur de l'ainé de perdre sa place, de son envie de redevenir un petit bébé pour qu'on le couve à nouveau lui aussi. Mais c'est une aussi une magnifique histoire d'amour fraternel et familial. Car l'amour ne se divise pas, il se multiplie paraît-il...

jeudi 16 juin 2011

Je replonge dans l'écriture d'allégories...

C'est avec plaisir que je replongerai dans l'écriture d'allégories dans les prochains jours. J'en suis à élaborer un nouveau projet d'écriture, un guide d'animation en fait, dont les activités-déclencheurs seront des allégories. J'ai terminé mon cadre théorique du programme. Maintenant, je passe à la partie "créative". Huit nouvelles allégories à écrire, différentes de mes précédentes, car elles devront être interactives afin d'introduire le thème abordé dans l'animation. Mais elles restent tout de même - peu importe la forme prise - un beau médium d'intervention que je me plais à utiliser.

Dans les prochaines semaines, je vous présenterai aussi quelques autres personnages de mon livre "Allégories pour les petits et grands défis de la vie" et vous expliquerai, un peu comme pour l'histoire de Mia la petite moufette, comment l'inspiration de ces personnages m'est venue.

Bon début d'été à tous!

vendredi 10 juin 2011

"On se moque de Mia"

Des feedbacks que j'en ai, c'est l'histoire de mon livre qui a été la plus lue, je crois, par des intervenants en milieu scolaire jusqu'à présent.
Mia, vue par Nadia Berghella, illustratrice du livre
"On se moque de Mia", vous l'aurez compris, traite de moqueries, d'intimidation, de rejet d'un enfant par les autres. C'est l'histoire d'une petite moufette donc le pelage et l'odeur un peu bizarres font réagir certains enfants qui la poussent dans les rangs et refusent de jouer avec elle. C'est l'histoire aussi de quelques autres enfants qui ne l'intimident pas, mais qui ne dénoncent pas non plus, restant en silence devant les moqueries dont Mia est victime. C'est l'histoire de tellement d'enfants, de tellement trop d'enfants malheureusement. Et si elle peut faire réaliser, ne serait-ce qu'à un seul enfant, que chacun a des forces dont les autres peuvent profiter, eh bien j'aurai atteint mon objectif comme comme intervenante et comme maman.

mardi 31 mai 2011

En mode "création"!

Ce matin, je laisse place à la créativité dans ma vie. Ma session d'enseignement est terminée et je retombe en mode écriture, pour un tout nouveau projet fort inspirant qui m'habitera pendant plusieurs mois. Les idées tourbillonnent déjà dans mon imaginaire depuis plusieurs semaines et ENFIN, j'ai le temps de les laisser prendre vie.

Mais je commence aussi, avec une belle gang, Le Laboratoire des Muses, un atelier virtuel pour nous aider à prendre contact avec le potentiel créateur qui est en nous, mais aussi à nous apprendre à laisser de la place à la créativité dans nos vies.

Je ne vous écris pas plus longuement car je m'en vais de ce pas dans mon laboratoire virtuel, lâcher prise sur le quotidien tourbillonnant et me laisser enrichir et guider pas à pas par cette belle et inspirante M.

Bonne journée!

jeudi 19 mai 2011

Activité allégorique en classe de maternelle

Voici le résultat de l'activité que j'ai animée ce matin dans la classe de mon fils. Après leur avoir lu une histoire de mon livre "Allégories pour les petits et grands défis de la vie", soit celle de Félicie et les papillons (qui porte sur le thème de la timidité), j'ai offert à l'enseignante de mon fils de retourner en classe pour que les élèves puissent ensemble construire une allégorie eux-mêmes à partir d'un défi qu'ils avaient comme classe. Toutes les idées ont été trouvées par les enfants de la classe à partir du problème qui leur a été posé soit: Attendre son tour (un défi qui avait été ciblé par l'enseignante, mais sans toutefois qu'on dise aux élèves que c'était une difficulté pour eux) .

Ils ont trouvé le personnage principal, décidé de comment était sa famille, des deux situations difficiles qu'il vivait: une à la maison, une à l'école. Des émotions ressenties lors de ces deux situations et enfin des solutions pour que ça soit plus facile d'attendre. J'ai simplement construit des phrases avec tout cela pour en faire une histoire que voici (il reste les deux noms de personnages à trouver, ce qu'ils feront une autre fois, le niveau d'attention baissait quelque peu à la fin!):

Il était une fois un petit chat qui se nommait _______________________. Petit Chat habitait avec ses parents et ses deux sœurs et il allait aussi à la maternelle dans la classe de Madame ____________________________.

Le matin quand c’était l’heure de déjeuner, Petit Chat était souvent impatient. Parce qu’avec trois enfants à la maison, il devait souvent attendre son tour avant que maman ou papa puisse lui servir ses céréales préférées pour le déjeuner. Pendant qu’il attendait, il sentait que ses jambes voulaient bouger toutes seules. Il disait à sa maman : « Vite, vite, j’ai faim! » Et sa maman lui répondait : « Chacun son tour mon Petit Chat, parfois c’est toi le premier, mais aujourd’hui, tu dois attendre que j’aie servi tes sœurs. » Petit chat trouvait cela bien difficile d’attendre son tour.

Mais il n’était pas au bout de ses peines, parce que c’était pareil à l’école. Quand lui et ses amis faisaient les ateliers en classe de maternelle, Petit Chat devait encore attendre son tour pour que son professeur vienne le voir. Madame _____________________ lui disait : « Sois patient mon Petit Chat, j’ai beaucoup d’amis à aller aider! ». Petit Chat devenait tellement impatient que parfois même, son impatience se transformait en colère. Il sentait une boule gronder dans son ventre, il était fâché que ça ne soit pas encore son tour. « Zut, je suis tanné d’attendre! » se disait Petit Chat.
Un jour, pendant qu’il attendait, il vit un magnifique papillon entrer dans sa classe. Le papillon était tout blanc et il semblait très calme en tournoyant partout autour de lui. Petit Chat eut alors l’idée, lui aussi, de faire le papillon. Il prit de grandes inspirations, et il expira tout en faisant bouger ses bras doucement comme les ailes du papillon. Il se sentit soudain beaucoup plus calme. Son cœur ne battait plus aussi vite.  Ses jambes ne voulaient plus bouger toutes seules. Madame ___________________ lui dit : « Petit Chat, il me reste deux amis, puis un ami à voir et ensuite, je vais te voir. Sois patient! » Et Petit Chat sourit au lieu d’être impatient. Il se prit un jeu calme et continua de respirer comme un papillon en attendant son professeur. Il était si fier de lui. Et quand Madame __________________ vint le voir, elle le félicita d’avoir si bien attendu son tour! « Bravo Petit Chat, tu es un champion! »
Histoire composée avec les idées qui ont poussé dans l’imaginaire des amis de maternelle de Madame Louise, classe 010, École Notre-Dame-de-Lourdes, Verdun. Mai 2011.

mercredi 18 mai 2011

Le plaisir du contact avec les parents et les enfants...

Demain, je vais animer une activité à saveur "allégorique" dans la classe de maternelle de fiston. Une idée qui a beaucoup plu à sa professeure et qui me fait grand plaisir à moi aussi. J'adore le contact avec les enfants, et je connais plusieurs de ces petites frimousses pour les voir dans la cour d'école tous les jours!

Je leur lirai donc une de mes histoires et ensuite, on construira une allégorie ensemble sur un thème que leur professeure a identifié comme étant un défi pour eux: Attendre son tour! J'ai bien hâte de voir le résultat de notre travail!

Et bien, bien plus tard, en février 2012, j'animerai une conférence en lien avec mon premier livre, les 100 trucs pour les parents des tout-petits (que j'ai co-écrit avec Sophie Rondeau), à la bibiothèque de mon quartier. Une première expérience de conférence pour moi, mais aussi un retour aux sources puisque j'ai travaillé et animé des activités durant de nombreuses années auprès des parents en milieu communautaire. Ça sera donc très stimulant d'avoir à nouveau un contact direct avec eux!

D'être dans le tourbillon des livres depuis la sortie des deux miens, m'a aussi donné le goût de m'impliquer dans l'animation d'activités parents-enfants à la bibliothèque de l'école de mes enfants l'an prochain. Bref, de beaux projets qui m'alimentent et me donnent plein d'idées!

Et vous, qu'est-ce qui alimente vos idées? À quoi carburez-vous pour mettre à profit vos talents et votre créativité?

lundi 9 mai 2011

Défi créatif de M comme Muses

Ma fille et moi nous nous sommes lancées dans le défi créatif lancé par M comme Muses: Toi et moi: un sujet, deux photos.

Voici le résultat de notre premier défi: "Le printemps se réveille", thème choisi par ma fille.


Le printemps se réveille, vu par Choupinette, 8 ans

Le printemps se réveille, vu par moi.

vendredi 6 mai 2011

Après la pluie, le beau temps

C'est une analogie, une image qu'on utilise souvent au Québec. Un peu comme l'allégorie, elle nous permet de se rassurer dans les moments difficiles de la vie en ayant l'espoir que bientôt, quelque chose de beau surviendra.

Et bien ici, hier, c'était la journée des bonnes nouvelles, la journée où, malgré la pluie qui continuait à tomber du ciel, le soleil se pointait, après des semaines de virus de toutes sortes qui se sont attaqués à notre famille et qui nous ont fait vivre des moments d'inquiétude.

Le "soleil" de ma journée d'hier? Deux courriels qui m'ont fait sourire, qui m'ont donné envie de chanter, de crier même! Dont l'un qui me mettra assurément en mode "création" une fois ma session terminée. La vie est belle!

dimanche 1 mai 2011

Une initiative aidante et créative!

Les liens entre les enfants de différents niveaux scolaires à l'école sont non seulement importants, ils sont essentiels! Ils permettent aux plus grands de mieux se connecter sur la réalité des petits, de les sensibiliser à leur vulnérabilité à l'école et de les reponsabiliser. Et ils permettent aux petits de créer des liens avec des enfants plus vieux avec qui il est parfois difficile d'entrer en contact sans la présence d'un adulte. Les grands deviennent alors des "protecteurs" pour les enfants du préscolaire et des premières années du primaire et à mon sens, c'est une belle façon de prévenir l'intimidation.

Plusieurs écoles ont développé des initiatives afin de favoriser ce lien entre les "petits" et les "grands". Certaines ont mis sur pied un groupe de médiateurs (souvent en lien avec le programme "Vers le Pacifique"). Des jeunes du troisième cycle qui suivent une formation et deviennent des personnes de référence lors de conflits à la récréation ou aux heures de dîner.

D'autres, comme celles de mes enfants, ont opté pour un jumelage entre élèves de 5 et 6e année et petits de maternelle et première année. Une fois par semaine, un petit groupe de "grands" va dans une classe de "petits" et aide le professeur. Mon fils attend avec impatience ses jeudis après-midi avec les grands!

Il est aussi possible de mettre à profit le sens de l'empathie et la créativité des élèves plus âgés. C'est ce qu'a fait un groupe d'élèves de 4 et 5e année de l'école Bonne Entente à Sainte-Foy en construisant trois allégories permettant aux petits de maternelle d'améliorer leurs points faibles. Une initiative magnifique! Je suis impressionnée par leur beau travail!

lundi 25 avril 2011

Le lapin de Pâques est passé ce matin!

Comme nous étions à l'extérieur pour la fin de semaine, nous avons demandé au Lapin de Pâques de passer le lundi de Pâques. À l'ère d'internet, on peut facilement le contacter pour reporter sa visite d'une journée, c'est bien connu!

C'est donc avec joie que mes deux petits cocos ont découvert leurs surprises du Lapin ce matin. Et c'est toujours avec bonheur, chaque année, que j'entends leurs cris d'excitation, leurs petits pas rapides vers notre chambre et l'annonce ultime: "Maman, Papa, le Lapin est passé!"

Ce matin, ils ont la permission spéciale de croquer une oreille de lapin en chocolat tout de suite après le déjeuner. Et moi je continue de me dire, à les entendre spéculer sur comment le lapin est entré chez nous, que c'est aussi une belle occasion d'alimenter non seulement leur petit bec sucré, mais aussi leur imaginaire.

Dans quelques années, j'en suis certaine, je serai nostalgique de ces moments magiques...

mardi 19 avril 2011

Un autre livre en route!

On l'a appris la semaine dernière, Sophie Rondeau ma collègue d'écriture des "100 trucs pour les parents des tout-petits" et moi. Notre suite, "100 trucs pour les parents des enfants de 6 à 12 ans", verra le jour!

Ce fut un beau projet pour elle et moi de se plonger dans l'écriture de ce deuxième livre ensemble, d'autant plus que quelques uns de nos enfants (les deux miens et ses deux plus vieux) sont dans ce groupe d'âge. Nous étions tout à fait dans ce que j'ai appelé "l'écriture-réalité"!

Et c'est toujours une merveilleuse nouvelle de savoir que ça deviendra un vrai livre qui pourra aider d'autres parents.

lundi 11 avril 2011

Merci à Parentzie...

et à mon amie Caroline Mayrand, instigatrice de ce portail web pour les familles hors du commun, pour cette agréable entrevue sur les Allégories pour les petits et grands défis de la vie. Ce fut un plaisir de répondre à tes questions!

mercredi 6 avril 2011

Message spécial!

Pour la classe 401 de l'école Jean XXIII.

Bravo à vous d'apprendre à surmonter les petits et grands défis de la vie avec l'aide de Madame Marie-Pierre, Madame Sylvie, les secrets de Milmo et aussi les allégories!

Une petite lettre vous attend en classe. Je l'ai donnée à Madame Marie-Pierre.

Bonne journée!

mardi 5 avril 2011

Il était une fois (prise 2)

Un nouveau petit coco a fait son nid en moi. L'envie de le couver est si forte, j'ai envie d'être là, pour lui, tout en étant présente à l'oisillon qui prend déjà pas mal de place dans mon nid. Son petit bec qui craque la coquille me fait découvrir un oisillon enjoué et affectueux qui prend tellement peu de place dans le nid familial, mais qui fait naître une grande soeur formidable.

Des dilemmes, des questionnements, de la culpabilité parfois: L'envie de le garder sous mon aile si longtemps, l'envie présente de prendre mon envol moi aussi... Mais aussi de grandes joies de le voir grandir, un petit bout de bec longtemps caché sous mon aile.


----------------------------------------------

Thomas... Six ans plus tard, je regarde ce que tu es devenu et je suis heureuse de constater que tu as trouvé une place bien à toi dans notre nid. Que tu as toi aussi pris ton envol à ta façon, avec tout ce que tu es. Tu nous as conquis avec tes yeux rieurs, ta spontanéité, ta joie de vivre et ton imaginaire sans limites. Tes battements d'ailes sont parfois maladroits, mais toujours décidés à atteindre les étoiles. Je t'aime!

jeudi 31 mars 2011

Il était une fois...

Par un beau jour d'été, une minuscule chenille décida de se poser sur la tige d'une fleur pour tisser son cocon. À travers lui, elle sentait les rayons du soleil lui apporter chaleur et réconfort. Et lors des journées plus froides de l'automne et de l'hiver, les feuilles de la fleur sur laquelle elle avait élu domicile se refermaient délicatement sur elle pour la protéger du vent et des intempéries. Elle passa ainsi tout l'hiver, bien emmaillotée dans son petit cocon.

Un matin de printemps, elle ouvrit les yeux et sentit qu'elle avait besoin de s'étirer, comme jamais elle ne l'avait ressenti auparavant... En le faisant, elle perça son cocon et constata qu'elle avait maintenant de magnifiques ailes sur son dos. Elle s'était tout doucement transformée en un superbe papillon qui allait, au fil du temps, colorer la vie de tout ceux qui l'entouraient!

------------------------------

Merci Ariane d'être entrée dans notre vie il y a 8 ans. Merci d'être ce que tu es. Une petite fille douce, attentionnée, créative et lumineuse. Tu as fait de ton papa et moi des parents, tu as fait de nous une famille, tu es une grande soeur formidable et tu fais notre bonheur à tous! Bonne fête ma grande!

samedi 26 mars 2011

Une image vaut mille mots...

Les allégories que j'ai écrites ne seraient pas ce qu'elles sont sans le coup de crayon magique de Nadia Berghella qui en est l'illustratrice. Invariablement, le premier commentaire que j'ai à propos de mon livre est: "Qu'il est beau!". Et c'est vrai que c'est la première chose qu'on remarque d'un livre, les illustrations (et surtout la page couverture!) et ce, bien avant qu'on ait le temps de s'attarder à son contenu.

C'est aussi ce qui attire les enfants, qui veulent voir à quoi ressemble le ou les personnages de l'histoire qu'ils lisent ou se font lire, question de mieux les connaître. Pour mon fils de 6 ans, les illustrations sont encore indispensables à son intérêt pour un livre. Impossible que je lui lise une histoire sans que je lui montre, à chaque page, les images sur lesquelles il s'attarde longuement en questionnant. Ma fille de 8 ans, qui s'initie tout doucement aux premiers romans, est tout de même attirée par une page couverture représentative de l'histoire qu'elle lira et elle apprécie encore beaucoup les illustrations intérieures qui viennent ajouter une petite touche concrète à l'histoire.

Le métier d'illustratrice est tout un défi! On doit se mettre dans les souliers de l'auteur, entrer dans son univers, s'imprégner de son histoire et tenter d'interpréter de la façon la plus juste possible l'image qu'on se fait des personnages qui la composent. Je me rappelle avoir ressenti un mélange d'angoisse et d'excitation en ouvrant les premiers fichiers d'illustrations de mes personnages. Ils m'habitaient depuis si longtemps, seraient-ils comme je les avais imaginé? En fait, je fus immensément émue de les découvrir. Comme si j'asssitais en quelque sorte à leur naissance... sur papier. 

Alors un gros MERCI à Nadia Berghella, cette artiste de grand talent qui a donné vie à mes petits personnages pour les rendre plus vrais que nature. Ça et là dans ce message, vous pouvez voir quelques-unes de ses créations.

mardi 22 mars 2011

L'allégorie de PetitLoup

Mon fils a vécu un petit moment difficile il y a quelques semaines. Il a appris qu'il devrait porter des lunettes. Bon, il y a pire que ça dans la vie vous me direz, mais pour lui, à 5 ans, c'était tout un drame. Il n'y voyait que le côté sombre: se retrouver le seul de sa classe à avoir des lunettes, avoir peur de se faire regarder par tous et faire rire de lui. C'était vraiment difficile à accepter pour lui. On a donc travaillé sur une allégorie ensemble pour l'aider à se sentir mieux face à ce changement... Des idées venues uniquement de lui, mais que j'ai aidé à construire en phrases pour en faire une histoire qui se tienne. Je peux vous dire qu'il était tellement fier de son histoire (qu'il a d'ailleurs illustrée en entier avec Powerpoint!), et d'avoir trouvé une solution pour accepter ses lunettes (c'est-à-dire de les choisir les plus belles possibles pour les aimer!) que le drame s'est dissipé en peu de temps. La journée où nous sommes allés chercher ses lunettes, il était tout sourire en sortant de chez l'optométriste.

Voici donc notre création, ainsi qu'une de ses illustrations, qu'on vous partage.

La petite taupe qui ne voyait pas bien
Tulipe était une petite taupe très gentille. Quand sa maîtresse lui demandait de lire un livre, elle ne voyait pas bien les mots.
Tulipe se sentait triste parce qu’elle ne pouvait pas lire comme ses amis.
Elle a parlé de sa peine à sa maman et son papa. Ils l’ont emmené voir un docteur pour les yeux.
Le docteur a regardé ses yeux. Il lui a dit de ne pas bouger. Il lui a demandé de regarder des lettres et des images au mur.
Il lui a dit: « Oh! Tes yeux sont faibles! ». Il lui a proposé de mettre des lunettes. Tulipe n’avait pas envie d’avoir des lunettes. Elle avait peur que ses amis rient d’elle.
Pendant que le docteur parlait avec papa et maman, une petite souris sortit d’un trou derrière la chaise du docteur et lui dit: « J’en ai vu plein des enfants qui portent des lunettes et ils sont heureux de bien voir. En plus, regarde les lunettes sont très jolies! »
Tulipe a choisi des lunettes très jolies. Elles étaient roses. Sa maman et son papa lui ont achetées.
Tulipe est retournée en classe avec ses nouvelles lunettes et maintenant elle voyait bien les mots dans les livres. Et ses amis trouvaient ses lunettes très belles.
Tulipe se sentait bien et elle était heureuse avec ses lunettes roses!

vendredi 18 mars 2011

Mes allégories préférées

Bien sûr, pour avoir eu le goût d'écrire des allégories, il y en a qui m'ont marquées, qui sont venues m'aider à dénouer des noeuds dans ma vie. Les plus significatives pour moi sont sans contredit Le Petit Prince de Saint-Exupéry et L'Alchimiste de Paulo Coelho. Les deux ont leur lot de citations qui viennent faire écho à des éléments de mon vécu personnel... Telles que la très connue: "C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Saint-Exupéry) et qui a teinté bien des relations d'amour et d'amitié que j'ai vécues.

Mais celle qui a le plus rejoint l'intervenante en moi est une longue allégorie de 171 épisodes: la série télévisée pour enfants, Cornemuse. Une émission sur laquelle des pédo-psychiatres de l’Hôpital Sainte-Justine et autres spécialistes de l'enfance se sont penchés pour créer un univers parallèle, avec des "enfanimaux" vivant tous des réalités familiales et des défis personnels différents, et  auquel les enfants peuvent s'identifier. Tout comme dans l'allégorie, lorsqu'un enfant vit une peine ou une difficulté, un petit personnage imaginaire, Zozo dans le cas de cette émission, est présent pour lui et peut l'accompagner dans l’Île aux rêves, qui représente en quelque sorte les ressources intérieures de l'enfant. À chaque fois que j'en regarde un épisode, je salue le génie des concepteurs de cette magnifique émission qui a conquis le coeur des enfants.

Et comme Paulo Coelho le disait si bien dans l'Alchimiste: "Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer", j'ose timidement vous partager un rêve secret que j'aimerais bien concrétiser un jour: collaborer à la conception d'une émission pour enfant. Pas de date prévue dans ma tête. Un jour, tout simplement, si l'occasion se présente, j'aimerais beaucoup. Ça doit être si stimulant de créer dans un contexte semblable où le travail de tous prend réellement vie, pour le plus grand bonheur des petits. Ça vaut la peine d'en rêver, non?

dimanche 13 mars 2011

Écrire pour aider (2)

Je disais dans un message précédent que j'avais développé le désir d'écrire pour aider... Dans ce contexte, quoi de plus touchant et inspirant que de recevoir des témoignages de parents qui ont été aidés par mes écrits.

C'est ce qui m'arrive depuis quelques semaines. Des courriels. Des petits clins d'oeil sur Facebook. Un appel téléphonique hier matin. Tout ça pour me dire que mes allégories avaient rejoint et aidé leurs enfants, avaient ouvert une porte à la communication, à des solutions face aux difficultés qu'ils vivent.

De savoir que mes petits personnages - Léo, Béatrice, Rémi, Chloé et tous les autres - font partie de vos vies maintenant, je ne peux pas m'imaginer plus beau cadeau. Ce livre-là m'habite depuis si longtemps. Je suis heureuse de constater qu'il a l'impact que je souhaitais.

Et surtout, merci d'avoir pris le temps de me le dire, malgré le tourbillon du quotidien et les petits et grands défis qui jallonnent vos vies.

mercredi 9 mars 2011

Un concours en collaboration avec Yoopa

Depuis près d'un an, je collabore avec Yoopa en signant des articles pour leur magazine.

Par le biais de leur Fanpage sur Facebook, un petit concours est organisé afin de faire tirer une copie de chacun de mes livres. soit les "100 trucs pour les parents des tout-petits" (co-écrit avec Sophie Rondeau) et "Allégories pour les petits et grands défis de la vie".

Dédicace personnalisée en prime!

On participe en allant répondre à la question posée sur la Page Yoopa directement sur Facebook.

vendredi 4 mars 2011

Écrire pour aider...

On me demande souvent comment l'idée d'écrire m'est venue. En fait, je pense que l'écriture est présente dans ma vie depuis... presque toujours!

Il y a quelques années, ma mère a ressorti des boîtes de souvenirs des petits livres que je construisais moi-même, dès 7 ou 8 ans, avec des feuilles mobiles que je découpais et brochais dans les formats voulus. Aux anniversaires, aux événements spéciaux, il m'arrivait souvent d'offrir une histoire écrite dans un petit livre fait maison plutôt qu'une carte.

Puis, à l'adolescence, l'écriture est devenue plus solitaire en prenant la forme d'un journal intime, rempli de mes confidences, pensées, poèmes, gribouillis. Des écrits que j'ai longtemps pris plaisir à relire avec du recul pour mieux me comprendre...

Quelque part durant mes premières années à travailler en intervention, le goût d'écrire a pris tout doucement un nouvel angle. Je voulais écrire, oui, mais en lien avec mon travail de psychoéducatrice qui me passionnait. Écrire, pour informer. Écrire, pour aider les parents avec qui je travaillais et que je sentais parfois bien démunis face aux petits et grands défis de la vie qu'ils vivaient comme parents, que leurs enfants vivaient aussi.

Un jour, il y a près de 10 ans, je suis tombée sur un livre, Les contes de la Planète Espoir, écrit par Danielle Laporte, une psychologue dont je dévorais déjà tous les écrits. Un livre d'allégories qui se disait, et je cite: "À l'intention des enfants et des parents inquiets". Ce fut un coup de coeur instantané... Déjà que j'aimais beaucoup écrire en utilisant des images, là, le portrait était complet. Je pouvais le faire dans un but précis, aider. Une formation sur les allégories a suivi et le projet du livre a commencé à se dessiner dans mon esprit... Depuis, j'ai aussi écrit pour aider sous forme d'articles pour les parents, sous forme de "100 trucs"... mais c'est vraiment ce dernier livre, sur les Allégories, qui m'habite depuis le plus longtemps...

(Ajout, avril 2012) Maintenant, Petit Loup se joint aussi à cette belle aventure d'histoires pour aider les enfants!

jeudi 24 février 2011

Qu'est-ce qu'une allégorie?

Pour ceux et celles qui ne sont pas familiers avec les allégories voici quelques explications sur le sujet.

Selon Bruno Bettellheim, auteur du livre Psychanalyse des contes de fées, tous les contes ont un rôle important à jouer dans le développement affectif des enfants. À travers les personnages bons et méchants qui y vivent - le grand méchant loup ou le bon prince présents dans tant de contes traditionnels - ils apprivoisent tout doucement les notions de bien et de mal.

L'allégorie est elle aussi un conte, mais qui a été construite dans ce but précis, aider. C'est pourquoi on l'appelle aussi "conte thérapeutique" (ou conte métaphorique - puisqu'on utilise une image, une métaphore pour faire comprendre un message). Dans chaque allégorie, un personnage imaginaire vivra une difficulté quelconque et rencontrera d'autres personnages sur son chemin qui l'aideront à entrevoir des solutions à la situation qu'il vit. En lisant l'histoire, ou en se la faisant lire, l'enfant (ou l'adulte!) s'identifiera tout doucement et naturellement à ce personnage et réalisera que sa situation à lui aussi n'est pas sans issue. Le travail fait par l'allégorie est, le plus souvent, inconscient. Il se fait donc tout seul, au fur et à mesure que l'enfant, l'adulte apprivoise le personnage et s'identifie à lui.

Voici quelques livres d'allégories intéressants afin de vous permettre d'en explorer tout le potentiel:

Pour les adultes:
Contes à guérir, contes à grandir (Jacques Salomé)
Contes à aimer, contes à s'aimer (Jacques Salomé)
Contes d'errance, contes d'espérance (Jacques Salomé)
Allégories : Amour de soi, amour de l’autre (Michel Dufour et Dany Tremblay)
Allégories pour guérir et grandir, tome 1 et 2, (Michel Dufour et Jean Monbourquette)

Pour les parents et familles:
Les contes de la planète Espoir : à l'intention des enfants et des parents inquiets (Danielle Laporte)
Contes à l'usage des parents et autres adultes soucieux du bonheur des enfants (Claudette Guilmaine et Josée Tremblay)
Allégories pour les petits et grands défis de la vie (de moi-même, Solène Bourque)

Pour les enfants et les adolescents:
Allégo rit avec les jeunes: histoires magiques interactives (Michel Dufour)
Les allégories de Turluberlu (Chantal Blanchette)


Et ces quelques-uns sur des thèmes plus délicats...
Selma et son étoile de mère (Marie-Pascale Deegan) - perte d'un parent suite à une maladie
Grégory, le petits garçon tout habillé de gris (Danielle Laporte) - dépression chez l'enfant
Les contes d'Audrey-Anne: contes philosophiques (Marie-France Daniel) - violence ou abus

Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à les ajouter!

mardi 22 février 2011

Ça y est, je me lance...

dans la blogosphère!

Plus ou moins dans le vide, puisque j'ai été invitée à bloguer occasionnellement chez mes amies les (Z)Imparfaites pendant plus de deux ans. Mais c'est tout de même un plongeon pour moi...

Pourquoi? Pourquoi maintenant?

La publication récente de mon livre "Allégories pour les petits et grands défis de la vie", l'intérêt et les questions qu'il suscite me donnent envie d'écrire sur le sujet. Me donnent envie aussi d'être en contact avec ceux qui, dans leur quotidien de parents, d'intervenants, d'enseignants, utilisent les allégories pour aider les enfants à surmonter les difficultés du quotidien.

Alors, tout simplement, au plaisir de pouvoir échanger avec vous!